Le CNRA apporte sa contribution aux festivités du 75e anniversaire du Centre Suisse
Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) a apporté sa contribution aux festivités des 75 ans du Centre Suisse de Recherche Scientifique du 22 au 24 septembre 2026, au Plateau à travers des communications et un stand d’exposition des produits issus des innovations.
Au regard du thème principal « Recherche scientifique et partenariats public-privé : catalyseurs du développement durable et du bien-être en Afrique subsaharienne », Dr Thierry Lekadou Tacra , représentant le directeur général, Prof Abdourahamane Sangaré et Responsable du département Productivité des exploitations agro-industrielles, a animé le 22 septembre 2026 marquant l’ouverture du colloque international du 75e anniversaire du CSRS, a animé un panel sur « Les partenariats public-privé comme moteurs de l’innovation scientifique en Afrique ». Pour lui, l’institution joue un rôle déterminant dans la souveraineté alimentaire. « Environ 90 % des financements de la recherche au CNRA proviennent des bailleurs et du secteur privé dont près de 50 % portés par le FIRCA. Cela permet une co-construction des programmes avec le monde agricole. » a-t-il expliqué. Poursuivant, il a dit ceci : « Le CNRA finance environ 10 % sur fonds propres, principalement pour la recherche fondamentale qui permet de créer des variétés avant leur diffusion à grande échelle. Le FIRCA représente 40 à 50 % de nos financements. Nous travaillons également avec des firmes privées dans le cadre de contrats spécifiques pour tester l’efficacité de leurs produits. »
Quant au Dr Gogoué Dessan Obed , chercheur du programme Palmier à huile à la station de recherche de Lamé, il a présenté, une communication sur « l’Étude des performances morphologiques de la levée des plantules en prépépinière, en milieu naturel, de 14 génotypes de palmier à huile de sensibilité variable au déficit hydrique ». selon le chercheur, face aux aléas climatiques et pour répondre au besoin d’extension des surfaces cultivables, l’objectif principal est de permettre à la culture du palmier à huile dans des zones dites » marginales » à faible ou moyenne pluviométrie notamment les zones du centre, du nord-ouest et du sud-est. «Bien qu’il faille encore attendre 3 à 4 ans pour évaluer la production définitive des régimes, les observations relatives à la croissance végétative montrent d’ores et déjà une très bonne adaptation des variétés sélectionnées. » a-t-il déclaré. En marge des communications scientifiques, le CNRA disposait d’un stand d’exposition présentant des innovations et des technologies telles que les plants issus de la culture in vitro, des nibs de fèves de cacao, du biodiesel ainsi que de l’huile produits à partir des graines d’hévéa.